A PROPOS DE LA MORT DU FILS DE DIEU « JESUS-CHRIST » :
‘’Qu’est-ce qui s’est réellement passé ces jours là ?’’
1° CETTE MORT sur la croix, infligée jadis aux bandits par les romains ; était-elle un sacrifice expiatoire voulue et préparée par DIEU ou était-elle un meurtre, un crime odieux, crapuleux et un assassinat ignoble voulu et préparé par les ténèbres ?
Caïphe, les pharisiens, Judas Iscariote, Pilate etc… étaient ils des instruments nécessaires pour accomplir la Volonté de DIEU « de tuer, JESUS », ou étaient-ils des instruments à la solde des ténèbres ?
2° Cette mort était-elle nécessaire pour sauver l’humanité ou condamne-t-elle l’humanité ?
3° Cette mort a-t-elle réconcilié l’humanité avec DIEU ou encore a-t-elle marquée la rupture de l’alliance entre DIEU et l’humanité ?
4° Le sang rependu sur la croix a-t-il réellement lavé l’humanité de ses péchés ? Ses blessures et le sang versé sur la croix ont-ils guéris l’humanité ? DIEU aurait-Il modifié la loi selon laquelle : « Chacun récoltera ce qu’il aura semé » et le 5ème Commandement qui stipule que : « Tu ne dois pas tuer ! »
5° Cette mort était-elle une rançon que DIEU le Tout Puissant a payée aux ténèbres pour racheter l’humanité ?
6° DIEU peut-Il vraiment payer une rançon à quelqu’un, à Sa créature ?
7° Les anges ont joyeusement chanté pour fêter la naissance de JESUS, où étaient-ils et quelle attitude avaient-ils affichée lors de Sa mort ? Les anges étaient-ils contents comme à la naissance ou étaient-ils mécontents de cet acte ignominieux ?
8° Les Apôtres, les Disciples et autres personnes qui suivaient JESUS étaient-ils contents et avaient-ils remercié DIEU pour la mort atroce infligée à JESUS sur la croix ce jour-là ?
9° Pourquoi le CHRIST a-t-Il dit : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font »
Pardonne-t-on à celui qui a bien fait en accomplissant la Volonté de DIEU ou on pardonne à celui qui a mal fait ?
10° Si vous étiez là à Golgotha le jour de la crucifixion du FILS DE DIEU, alliez-vous acclamer cette mort comme étant l’accomplissement du plan divin ou alliez-vous être triste, déprimer et abasourdis à cause de ces atrocités sur la personne du FILS DE DIEU, innocent ?
Voici comment les événements s’étaient réellement passés ce jour-là.
« … JESUS se rendit à Jérusalem avec ses disciples. Bien avant la ville, les gens en habit de fête attendaient ; ils voulaient Le voir. Toutes les rues de la ville étaient bondées. Les hommes en rangs serrés étaient tous rayonnants et pleins d’une joyeuse attente. Le cortège n’approchait que lentement. Lorsque JESUS eut atteint l’enceinte de la ville, on Lui amena un mulet. Désagréablement surpris par l’effervescence des hommes autour de Lui, Il voulait refuser l’animal. Mais Pierre Lui dit à voix basse :
Alors JESUS céda.
La joie du peuple était débordante et augmentait à mesure que JESUS pénétrait dans la ville. Que criait donc le peuple ?
- Hosanna au Fils de David ! Hosanna à Celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna à notre Roi !
JESUS crut avoir mal entendu. Criaient-ils vraiment «Hosanna au Roi des Juifs ?»
Il interrogea du regard les Disciples qui Le suivaient. Judas était parmi eux. Cette fois-ci, il marchait immédiatement derrière Lui. Quel air il avait ! N’avançait-il pas bouffi d’orgueil ? JESUS devint inquiet. Il avait été placé au cœur d’un événement sans qu’il Le sût.
Cette réception avait été sciemment préparée, car personne, excepté ses Disciples, n’était informé du moment où Il arriverait à Jérusalem. Judas n’avait-il pas l’air d’en être l’auteur ? Le visage des autres Disciples un peu déconcertés, n’exprimait-il pas de l’étonnement au sujet de cet accueil ? Certes, ils s’attendaient tous à ce que le peuple accourût à leur entrée, mais ils n’avaient jamais rien vu de pareil. Cela n’aurait pu se produire sans une minutieuse préparation.
Une légère rougeur de mécontentement monta au visage de JESUS. Cette réception exagérée Le contraignait à se tenir tranquille. Sa nature se cabrait devant ce fait. Judas croyait-il vraiment pouvoir Lui prouver ainsi son dévouement ?
Enfin, tout se termina. Le cortège s’arrêta devant le Temple. JESUS put descendre de Son mulet et pénétrer dans l’édifice, suivi d’une foule qui s’étendait à perte de vue.
Jamais le tumulte des marchands et des changeurs n’avait été pire qu’au moment où ils pénétrèrent sur le parvis. De nouveau, JESUS eut la nausée. Il s’arrêta et, en un instant, les disciples l’entourèrent. JESUS leva le bras et demanda le silence. Bientôt ce fut le calme le plus complet.
- Cette maison est-elle la Maison de DIEU ou bien un champ de foire ? Dehors ces marchands, eux qui profanent la sainteté du Temple !
Un silence de mort se fit.
JESUS ordonna à ses Disciples de débarrasser le parvis de tous ceux qui venaient y faire des affaires. Et bon nombre de personnes leur prêtèrent main forte. Celui qui ne voulut pas partir de plein gré, fut contraient de le faire.
En peu de temps, le parvis fut dégagé. Pour la première fois depuis des années, le peuple put le franchir librement, car les boutiques des marchands ne laissaient sur le vaste parvis que d’étroites ruelles permettant à peine le passage.
Ce n’est que lorsque le parvis pouvant contenir une foule innombrable fut de nouveau libre que les hommes se rendirent compte à quel point ce commerce était honteux. Ils approuvaient à haute voix l’intervention de JESUS.
- En effet, il est digne d’être souverain. Il rend toute sa pureté à la Maison de notre DIEU !
JESUS pénétra dans la partie centrale du Temple qui était ce jour-là désert et abandonné. Aucun des prêtres n’était visible. Craignant le peuple, tous se dérobaient à Sa vue.
Tranquillement, JESUS s’avança vers la chaire du grand-prêtre et s’y assit. Les Disciples prirent place sur les marches conduisant au siège en forme de trône. Le silence régnait dans la grande salle. Malgré ses vastes dimensions, les hommes s’y tenaient, étroitement serrés les uns contre les autres.
Lorsque le haut portail se ferma derrière les derniers auditeurs, JESUS se leva de Son siège.
- Hommes et femmes, vous qui êtes venus des campagnes à Jérusalem pour célébrer la Pâque, recevez Mes Paroles qui ne vous seront données qu’une fois.
Vous m’avez préparé une réception que vous auriez pu offrir à un souverain terrestre, mais non à Moi. Sachez que Je ne serai jamais roi sur cette Terre ! Mon Royaume n’est pas de ce monde :
Claires et distinctes, ces paroles résonnèrent au-dessus de la foule et déclenchèrent des clameurs parmi les assistants. Ils s’écrièrent de nouveau :
- Hosanna au roi des Juifs !
Alors JESUS ordonna une fois encore le silence et sa voix résonna une seconde fois à travers la salle :
- Mais Je veux être pour vous un roi qui vous donne quelque chose de plus élevé que ne le pourrait un souverain terrestre. Je veux être un prince de la paix sur cette Terre ; je veux gouverner et conduire le peuple juif pour qu’il grandisse dans la liberté et la splendeur. Je veux indiquer le chemin à tous ceux qui viennent à Moi, auraient-ils même aujourd’hui l’apparence de vos ennemis. Mon royaume sera plus grand que cette Terre et plus vaste que tous les royaumes connus jusqu’alors.
La foule avait écouté en retenant son souffle. Elle ne saisissait pas la différence et croyait que JESUS avait choisi ces mots par habileté, pour cacher à l’ennemi ses intentions. Des cris d’allégresse jaillirent et firent vibrer le Temple.
Mais quelqu’un, debout près du trône, avait pâli. Il faillit s’évanouir en entendant les premières paroles de JESUS. L’espace d’un instant, le glaive de la justice se trouva suspendu au-dessus de Judas qui craignit qu’il ne le frappât.
Il comprenait les paroles de JESUS dans leur vrai sens ? C’étaient bien les mêmes qu’Il avait si souvent dites aux Disciples et à lui-même. Et c’est ainsi que s’évanouit l’espoir qu’il avait nourri. Un JESUS ne déclarait pas publiquement : « Je ne serai jamais un souverain terrestre » s’il n’avait pas l’intention d’observer cette déclaration qui avait résonné comme un serment.
Tandis que JESUS parlait du futur royaume céleste sur Terre, qu’Il annonçait également aux hommes de Jérusalem le message de la Lumière éternellement immuable, Judas ne se posait qu’une question :
- Comment puis-je échapper aux conséquences de mon acte ? »
Toute sa suffisance avait disparu, effacée par les paroles de JESUS. Malheur à lui, Judas, si, malgré tout, les chefs allaient trouver JESUS pour lui rendre des comptes ! Non, il lui fallait agir immédiatement avant que ce ne soit trop tard pour lui.
Une rage impuissante s’empara du traitre. Voilà l’aboutissement, le résultat de ses efforts indicibles ! Plus jamais il ne se ferait remarquer, plus jamais il n’apporterait à tous les disciples la preuve de son génie. Il lui fallait faire disparaître sans mot dire tout ce qui l’avait rendu si fier. Renoncer à tout ce dont il avait rêvé !
Judas grinça les dents. Il en perdait presque la maîtrise de soi si péniblement acquise. Avec quel air se tenaient-ils là, eux qui ne se doutaient nullement de sa déception. Il les haïssait à cause de la paix qui se lisait si clairement sur leurs visages. Avec quelle satisfaction ne parleraient-ils pas de son échec, lorsqu’ils se croiraient seuls !
Non, jamais cela ne se produirait ! Aujourd’hui même, il voulait effacer tout ce qu’il avait fait s’humilierait devant les hommes qui, hier, après des efforts indicibles, l’avaient enfin reconnu. Il était prêt à tout entreprendre plutôt que de passer pour un misérable auprès des Disciples.
Que lui importaient ces hommes ? Ils le connaissaient à peine. Mais les disciples ne devaient pas s’élever au-dessus de lui, car il leur était tout de même supérieur. Lui, Judas, ne pourrait jamais s’incliner devant eux. Ils étaient tous au courant de son grand savoir.
Il n’avait pas eu de chance. La perspective de porter la couronne s’était envolée. Le peuple ne voulait que JESUS. JESUS aurait pu tout obtenir, mais il dédaignait de le faire, cet insensé !
La rage de la déception monta de nouveau en Judas. Il lui était difficile de se maîtriser. Il attendait impatiemment le moment de parler aux chefs de la révolte. Ils se trouvaient certainement dans la foule et iraient voir JESUS. Ils avaient dû reconnaître clairement dans ses paroles qu’il ne pensait pas à lutter pour le pouvoir. Tous leurs efforts devenaient ainsi inutiles. Mais ils exigeraient un salaire que Judas ne pouvait payer.
Il regarda JESUS qui parlait toujours aux hommes. Fascinée, l’immense foule écoutait Sa Parole. Le visage du FILS DE DIEU rayonnait de clarté. Que disait-Il ? Sur quoi insistait-Il toujours ? Judas commença à se demander si JESUS n’était pas au courant de tout, car il ne parlait que de paix.
- Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Etait-ce la réponse que JESUS lui donnait, à lui Judas, qui avait incité les hommes à la dissension ? C’était la seule explication possible. Judas scruta le visage des hommes les plus proches de lui. Ils étaient tous inondés de bonté et de douceur. Aucune ardeur belliqueuse ne les enflammait plus ! Ils s’étaient tous amendés, ces hommes, grâce à quelques paroles de JESUS. Epouvanté, Judas reconnut l’immense pouvoir que JESUS avait sur eux.
Enfin, pour Judas, le discours fut terminé. Mais les hommes voulaient en entendre toujours davantage, ils étaient fascinés. Une nostalgie s’était réveillée en leur cœur, la nostalgie de la paix de DIEU que l’étranger, là-haut, par des paroles merveilleuses, avait déposée en leurs âmes.
Jamais allocution n’avait autant touché les hommes. Jamais JESUS n’avait ressenti en lui un aussi profond amour. N’étaient-ils pas tous dignes de sa miséricorde ? N’avaient-ils pas l’air d’enfants malades de nostalgie, qui auraient perdu, oublié, à force de jeux et de frivolités, le chemin du retour au pays natal ? Il voulait leur donner encore bien davantage pour qu’ils puissent le retrouver.
C’est alors qu’à ses pieds le silence se rompit. Les hommes relevèrent la tête que, dans leur honte et leur regret, ils avaient tenue baissée. Avec un amour infini, JESUS regarda ces visages levés vers Lui et un frémissement de bonheur, tel qu’ils n’en avaient jamais encore éprouvé, parcouru tous ceux que toucha ce regard.
Un large passage s’ouvrit dans la foule par lequel JESUS s’avança, suivi de Ses douze Disciples. Puis, à leur tour, les auditeurs quittèrent le Temple.
- Où allons-nous loger, Seigneur ? demanda Jean.
- Je retourne à Béthanie ! Là Je trouverai la tranquillité !
Les Disciples se joignirent à Lui. Mais, après avoir quitté Jérusalem, ils s’aperçurent que Judas n’était pas avec eux.
Personne n’y fit allusion. Ils espéraient tous que JESUS ne s’en apercevrait pas. Mais, arrivé à Béthanie, et bien qu’Il ne se fût pas retourné une seule fois, JESUS dit :
- Judas restera cette nuit à Jérusalem. Jamais plus il ne dormira sous le même toit que nous !
- Seigneur, dit Jean effrayé, que signifie cela ?
- Ne t’inquiète pas, Jean ! Je n’ai pas dit que je l’avais exclu !
Et les Disciples, croyant qu’une affaire particulière et connue de JESUS empêchait Judas de venir à Béthanie, retrouvèrent leur tranquillité.
Entre-temps, Judas avait rencontré à Jérusalem les chefs de l’insurrection. Il essaya d’abord de tout présenter comme étant un nouvel ordre de JESUS. Le moment n’était pas propice pour une révolution, JESUS avait ordonné que tout reste calme.
Mais les hommes ne souscrirent plus aux paroles de Judas, ni ne se laissèrent leurrer davantage. Leur attitude devint menaçante. Leur attitude devint menaçante. Et, de nouveau, ils en seraient venus aux mains si Judas n’avait pas lamentablement imploré grâce. Puis il raconta aux hommes qui l’écoutaient surpris que JESUS ignorait tout de cette affaire, que lui seul avait tout organisé, mais uniquement avait droit à sa sollicitude.
Les hommes étaient comme pétrifiés. C’étaient d’honnêtes combattants déterminés à mener à bonne fin, avec une indomptable énergie, la lutte pour la liberté de la Judée. Mais ce que faisait cet homme n’était que mensonge et trahison. Ces gens simples du peuple étaient épouvantés devant tant de ruse et de perfidie. Cet homme vivait dans l’entourage de JESUS et avait engagé tout cela pour s’assurer le pouvoir. Il avait trompé, menti et même volé à cet effet ! Ils ne pouvaient s’expliquer cela.
Si cet homme, qui vivait constamment près de JESUS était ainsi, comment étaient donc les autres ? Que de choses redoutant la Lumière ne pouvaient-elles aussi se cacher sous le masque paisible de ce prophète ?
Une juste colère gagna les hommes. Mais ils ne se laissèrent plus emporter au point de se jeter sur Judas, ils se maîtrisèrent, car ils éprouvaient un vague dégoût à frapper cet homme qui implorait son pardon comme un chien gémissant.
Alors Judas partit. »
2ème Extrait
« … Puis Judas disparut de nouveau. Les Disciples n’en soufflèrent mot à JESUS, car ils avaient vu une ombre voiler son front lorsqu’il avait remarqué l’absence de Son Disciple.
Mais ; cette fois, Judas n’alla pas loin. A proximité du Temple, il fit demi-tour et chercha une entrée latérale afin de s’y glisser sans être vu.
Le prêtre qui le reçut cacha adroitement sa surprise. Il était curieux de savoir ce que ce disciple attendait de lui.
Mais judas demanda à parler à Eli, le grand prêtre.
Alors le prêtre dressa davantage l’oreille ; il quitta le disciple. Judas dut attendre longtemps et des voix s’élevèrent en lui :
Une atmosphère étouffante régnait dans la pièce où Judas était assis. La sueur ruisselait de son front. Avec une précision méticuleuse, chaque objet se gravait dans sa tête. Jamais plus Judas n’oublierait cette pièce.
Puis le rideau s’écarta et le prêtre entra.
Le prêtre l’épiait sournoisement. Judas entendant sa propre voix comme celle d’un étranger, répliqua :
Le prêtre lui saisit le bras et l’emmena dans la pièce où se tenait le grand prêtre. Le prince de l’église était assis, paré de tout le faste de sa dignité. Mais judas n’en fut aucunement impressionné. Il exigea de rester seul avec lui.
On accéda à son désir.
Le grand prêtre ne leva pas les yeux. Son visage resta impassible, il joignit les mains et se tut.
Cette fois encore, le grand prêtre ne dit rien.
Judas attaqua de nouveau :
Judas le dévisagea, son étonnement était sans bornes. Il s’était imaginé que les prêtres exulteraient lorsqu’il leur livrerait JESUS. Au lieu de cela, cette froideur hautaine ! Il était déçu et allait se préparer à partir, lorsque Caïphe dit :
Caïphe regarda Judas avec un sourire glacial, puis dit poliment :
3ème Extrait.
Après le repas, dans la nuit calme, JESUS se rendit à Gethsémani avec les Disciples. Ils entrèrent dans le vaste jardin. Alors JESUS dit :
- Demeurez en arrière, je veux aller plus avant dans le jardin pour prier. Mais vous, Jeans, Jacques et André, restez près de moi.
Pierre demanda :
- Pourquoi ne veux-Tu pas me laisser à tes côtés ? N’en suis-je pas digne ?
JESUS le regarda avec tristesse.
- Sache qu’à cette heure, seuls ceux qui ont la foi peuvent rester près de moi, Pierre ! Et sache que tu oscilleras comme un roseau dans le vent, car avant que le coq n’ait chanté trois fois tu M’auras renié trois fois !
- Seigneur, affirma Pierre comment peux-tu avoir une telle pensée ? Jamais je ne te renierai, Toi, mon Maître !
JESUS secoua la tête.
- Je te pardonne dès maintenant, Pierre.
Et il partit avec les trois Disciples. Puis JESUS s’arrêta de nouveau et leur dit :
- Restez ici… et veillez !
Il continua seul jusqu’à ce qu’il ne sentît plus la présence des hommes. Alors Il se laissa tomber sur une pierre et se reposa. Et JESUS pria DIEU.
A présent, il savait tout ! Tout ce qui l’attendait ! Le bandeau était tombé. Il soutint un combat d’ordre physique, se débarrassa en cette heure de ce qui L’unissait si intimement à Son corps. La résistance fut si grande qu’Il éprouva douloureusement en Lui les Lois de Son Père. Il devait ressentir en Sa Personne combien toute atteinte à la vie fait souffrir l’âme et la paralyse pour longtemps.
D’avance, JESUS vécut Son assassinat et le subit jusqu’à ce qu’Il eût surmonté cette épreuve. Pour JESUS, violer les Lois divines était plus dur à supporter que pour un être humain. Sans cette heure passée à Gethsémani, les hommes auraient vu souffrir JESUS avec une telle intensité qu’ils n’auraient pu voir la fin de son agonie. Sans cette préparation, JESUS aurait pu difficilement se libérer des douleurs physiques, car Il était divin.
Et DIEU épargna à Son Fils d’avoir à exposer Sa souffrance devant les hommes. Il Lui envoya des aides qui l’assistèrent et le consolèrent. Un ange descendit et donna de nouvelles forces à celui qui luttait.
Lorsque tout fut passé, JESUS se releva et revint vers Ses Disciples. Il était transfiguré. Or, Il les trouva endormis. Alors il le réveilla et leur dit :
- Ne pouviez-vous veiller une heure comme Je vous l’avais demandé ? Venez, le moment est arrivé !
Ils quittèrent le jardin de Gethsémani et, à l’entrée, trouvèrent les autres Disciples, également endormis.
Alors JESUS ne dit mot et partit devant, tandis que Jean réveillait les autres pour qu’ils les suivent.
Un bruit de pas se fit entendre au loin, il se rapprocha et, peu après, des hommes armés de glaives surgirent de l’obscurité. A leur tête marchait un homme qui se tenait péniblement debout… Judas.
Arrivé à côté de JESUS, il s’avança et dit en s’approchant tout près de Lui et en L’embrassant sur la joue :
- Je Te salue, Maître !
C’était là le signe pour les soldats. Ils saisirent JESUS et Le ligotèrent. Pierre voulut intervenir. Les autres Disciples n’avaient toujours pas compris de quoi il s’agissait. Et JESUS dit à Pierre :
- Laisse-les faire ce qu’on leur a ordonné, Pierre !
Et JESUS suivit les soldats de son plein gré.
La colonne passa à côté d’une femme qui se tenait sur le bord de la route et voulait s’approcher de JESUS… c’était Marie. Elle vit Jean et Jean la vit. Il se souvint des paroles que JESUS lui avait dites il y avait bien longtemps. C’est pourquoi Jean s’occupa de Marie ; il l’accompagna chez elle.
Ainsi qu’ils en avaient reçu l’ordre, les soldats conduisirent JESUS devant la maison du grand-prêtre Caïphe. Caïphe sortit. Il toisa JESUS du regard. JESUS ferma les yeux. Alors la colère saisit Caïphe qui ordonna :
- Qu’il soit remis entre les mains du gouverneur romain, Ponce Pilate ! Conduisez-Le vers lui !
Les soldats bousculèrent JESUS qui les suivit de nouveau. Devant la maison de Ponce Pilate se tenait la populace qui, ayant déjà appris la nouvelle de l’arrestation de JESUS, attendait le convoi.
La porte de la cour était largement ouverte. Suivi des Disciples et du peuple qui poussait des cris perçants, les soldats entrèrent avec leur prisonnier.
Dans la cour se trouvait le Romain qui exerçait les fonctions de gouverneur à Jérusalem. Il s’ennuyait en attendant celui que les pharisiens allaient lui remettre. Que pouvait-il bien se cacher derrière cet homme que les juifs eux-mêmes accusaient ? Lorsque JESUS fut devant lui, il L’examina rapidement puis le questionna :
- Est-ce donc Toi qui Te nommes Roi des Juifs ? Misérable créature, comment peux-Tu avoir une telle folie des grandeurs ?
- Il a prétendu davantage encore, hurla le peuple. Il a dit qu’Il était le Christ, le FILS DE DIEU vivant !
- Cela ne me concerne pas, murmura Pilate. Puis il se tourna de nouveau vers JESUS : Ce que disent les prêtres est-il vrai ? As-Tu voulu te faire couronner Roi des Juifs ?
Les Disciples attendaient impatiemment que JESUS dise « non », mais JESUS ne répondit pas au Romain. Alors Pilate ordonna :
- Surveillez-Le. Il sera encore temps demain de l’interroger. Il ne semble pas bien dangereux.
Puis il rentra chez lui.
La populace osa s’approcher de JESUS et Le molester sous les yeux épouvantés des Disciples. Les soldats s’étaient assis dans un coin de la cour et jouaient aux dés. Ils ne faisaient plus attention au prisonnier qui les avait suivis sans résistance et que, comme Pilate, ils considéraient comme inoffensif.
Mais le peuple s’amusait de JESUS qui, assis sur une botte de paille, ne bronchait pas, quoi qu’il advînt. Ils crachèrent sur Lui et Le bafouèrent. Ils tressèrent une couronne d’épines qu’ils Lui enfoncèrent sur la tête si bien que le sang coula sur ses tempes. Ils arrachèrent le manteau de Ses épaules et Le frappèrent.
JESUS avait fermé les yeux ; la honte Lui empourpra le visage. JESUS avait honte pour les hommes ! Les Disciples allèrent trouver les soldats et les prièrent d’intervenir. Ceux-ci ne leur prêtèrent pas attention. Alors Jacques saisit l’un d’eux par le bras et le força à le regarder.
- Fais sortir le peuple, implora-t-il.
Etonné, le romain regarda le Disciple. La supplication qu’il lut dans les yeux de cet homme le toucha. Pourtant, il dit dédaigneusement :
- Vous les juifs, vous êtes pitoyables, vous ne pouvez estimer ni protéger vos propres frères !
- N’y a-t-il pas de la canaille partout, même à Rome ? Questionna Jacques. Le Romain se leva et s’approcha de la horde barbare.
- Laissez-Le ou je vous fais chasser ! Leur cria-t-il brutalement. Et ils lâchèrent JESUS.
Jean arriva bientôt dans la cour. Il revenait de chez Marie et son regard chercha les Disciples. Alors il vit JESUS.
- Seigneur ! s’écria-t-il, et déjà il était près de Lui.
JESUS n’avait entendu que ce cri. Il ouvrit les yeux et arrêta son regard sur le visage douloureux de Jean.
Puis Il baissa de nouveau les paupières ; Jean ramassa le manteau et en couvrit les épaules de son Maître. Il s’assit à côté de Lui et attendit là toute la nuit. Il voulut ôter Sa couronne d’épines, mais de la main JESUS l’en empêcha. Et Jean n’osa pas la toucher.
Enfin l’aube commença à poindre.
A l’exception de Jean, les Disciples s’étaient dispersés et quelques-uns étaient assis près de la sortie. Pierre s’avança sous le porche. Une servante de la maison passa à ce moment et, le dévisageant d’un regard perçant, dit :
- N’es-tu pas aussi un de ceux qui étaient avec le prisonnier ?
Et Pierre répondit :
- Je ne connais pas cet homme !
Mais la servante insista :
- Ne le nie pas, je t’ai déjà vu avec eux !
Et Pierre dit à nouveau :
- Je ne sais pas de qui tu parles !
Et la servante se fâcha ; elle l’injuria en ces termes :
- Tu mens, tu es un Disciple de cet homme !
Pierre lui aussi se mit en colère et cria très fort :
- Je ne connais pas cet homme, je n’ai rien à voir avec lui !
A ce moment, le coq chanta trois fois ; Pierre sortit et pleura.
Une foule immense s’était amassée devant la maison de Pilate. Du jour au lendemain, la nouvelle de l’arrestation de JESUS s’était répandue dans Jérusalem. Les juifs se sentaient frustrés de quelque chose. Ils étaient prêts à faire éclater l’insurrection le jour de pâques et voilà qu’ils en étaient empêchés par cette arrestation.
Porteurs d’une proclamation des prêtres disant que JESUS était coupable de blasphèmes envers DIEU, les crieurs avaient parcouru toutes les rues. Le peuple vint en foule chez Pilate. Son indignation était sans bornes.
Les paroles de JESUS, qui avaient touché les cœurs, étaient oubliées. Tous ne portaient en leur cœur que colère et déception. Ils le maudissaient. Ils voulaient sa mort puisque les prêtres la voulaient également. Ils étaient tous du côté des prêtres car l’appel lancé par ceux-ci avait tellement excité le peuple qu’il s’y laissa prendre. Chaque parole était un poison qui brûlait en eux et ne leur laissait pas le temps de réfléchir.
Ainsi l’opinion publique était dressée contre JESUS. Mais Pilate ne s’en doutait pas lorsqu’il monta sur le balcon de sa maison pour, comme tous les ans ce jour-là, gracier un prisonnier. Il demanda lequel remettre en liberté, l’assassin Barabbas ou JESUS. Grande fut sa surprise lorsque la foule se décida contre JESUS. Il rentra et fit venir JESUS à côté de lui sur le balcon. Le peuple hurla en apercevant le FILS DE DIEU.
Pilate ne put se l’expliquer et essaya de convaincre le peuple de l’innocence de cet homme. Mais ils hurlèrent alors avec une rage renouvelée.
- Crucifie-Le ! Cria une voix stridente, et la foule déchaînée répéta :
- Crucifie-Le !
Mais Pilate hésitait toujours.
- Je ne vois aucune faute en Lui !
Ses paroles tombèrent comme des gouttes d’eau sur la braise. A peine prononcées, elles s’étaient déjà évaporées. Pourtant, Pilate n’était pas disposé à faire crucifier cet homme. Il voulait Le sauver.
C’est alors que des paroles menaçantes jaillirent d’une bouche qui n’était pas celle d’un homme quelconque sorti du peuple. Anonyme, un homme se tenait parmi la foule… Caïphe ! Et cet homme menaça Pilate car il manquait à son devoir. En effet, c’était le devoir de tout Romain d’exécuter ceux qui trahissaient l’empire.
Aucun autre n’aurait pu tenir pareil langage. Personne ne se serait avisé de cette ruse. Seul Caïphe en était capable, lui qui vouait à JESUS une haine farouche et qui, grâce à une méchanceté savamment conduite, saisissait rapidement cette dernière occasion.
Il eut ainsi raison du Romain Ponce Pilate qui, en haussant les épaules, abandonna JESUS à son sort.
Il avait fait ce qu’il pouvait faire. Il ne lui était pas possible d’en faire davantage. Que lui importait un juste de plus ou de moins sur Terre ? Il ne pouvait tout de même pas mettre en jeu sa position à cause de Lui.
De nouveau des poings barbares se saisirent de JESUS et Le poussèrent en avant. On Le chargea de Sa croix et on Lui enfonça la couronne d’épines encore plus profondément sur la tête. On se mit alors en route vers le Golgotha.
La route fut longue et douloureuse. Des hommes debout au bord du chemin regardaient avec curiosité. Sous le poids de la croix, JESUS avançait aussi vite qu’il le pouvait, mais son corps était déjà trop affaibli. Peu de pensées montées en Lui pendant cette marche. Une fois seulement Il crue entendre Sa mère. Il leva les yeux et vit, au milieu de la foule le visage de Marie avec des yeux désespérés.
Alors Il lui sourit pour la rassurer.
La croix pesait plus lourdement sur Ses épaules. Sous son poids, JESUS marchait courbé presque jusqu’à terre. A ce moment, Il entendit un des soldats dire.
- Il va mourir en route ! Il ne peut porter la croix plus longtemps !
JESUS ne voyait les hommes que comme à travers un épais brouillard. Il entendait à peine les paroles prononcées près de Lui. Il sentit que ses genoux ployaient sous Lui et qu’Il s’effondrait.
Ce repos de quelques minutes Lui fut bienfaisant. JESUS aurait aimé rester ainsi et ne jamais se réveiller, mais il sentit qu’on Lui assénait un coup de pied au côté et rassembla ses forces pour continuer Sa route.
Quelqu’un d’autre portait la croix à présent, mais JESUS ne voyait plus rien. Il ne sut pas comment Il arriva au Golgotha. Il comprit seulement que le lieu était atteint lorsqu’ils l’arrêtèrent alors qu’Il voulait continuer. Chancelant, il resta debout et regarda autour de Lui, les yeux éteints.
Sur des ordres lancés à haute voix, on hissa la croix. Puis on s’approcha de Lui. Trois hommes aux poings brutaux Lui arrachèrent Sa tunique et Ses vêtements. Des cris descendaient du haut des croix déjà dressées sur le Golgotha, car deux larrons, qui attendaient la mort, y étaient attachés. JESUS leva Son regard vers eux et vit leurs visages convulsés.
Il sentit qu’on entourait Son corps de cordes et qu’on Le hissait lentement. Ses sens étaient comme obscurcis. Mais ensuite une douleur aiguë Le traversa et Lui fit reprendre brutalement conscience. Un clou transperça ses pieds qui ne s’appuyaient que sur une petite cale de bois. JESUS serra les lèvres. Aucune plainte… rien… ! Lorsqu’on Lui perça les mains, JESUS resta tout aussi impassible.
Sa tête s’affaissa, Son menton reposait sur Sa poitrine. Personne ne remarquait qu’Il souffrait. Il ne criait pas et ce simple fait dressa de nouveau la populace contre Lui.
- Si Tu es le FILS DE DIEU, aide-Toi To²i-même ! Mais Tu as seulement aidé les autres ! Voyez, il ne peut s’aider Lui-même ! Descends de la croix !
Telles étaient les paroles qui montaient vers le crucifié. Et l’un des larrons à côté de Lui tirait violemment sur les cordes qui le retenaient et, dans la mort, le raillait encore, alors que de l’autre côté une voix plaintive implorait :
- Seigneur, souviens-Toi de moi quand Tu entreras dans Ton Royaume !
Et, pour la première fois, JESUS retrouva la parole :
« Aujourd’hui même, tu seras au Paradis ! »
De nouveau le crépuscule L’enveloppait. JESUS ne voyait pas ceux qui versaient des larmes sous la croix. Une fois encore, il reprit conscience et il regarda les têtes de ceux qui Le pleuraient. Il vit Marie et, à côté d’elle, Jean et doucement dit :
- Voici ton fils, et voici ta mère, Jean !
De nouveau les hommes l’insultèrent. Alors JESUS parla :
- PERE, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font !
Puis ce fut le silence.
Ce n’est qu’après des heures que JESUS ouvrit à nouveau les yeux et demanda de l’eau ; il avait soif.
Un des soldats qui jouaient aux dés, se leva et Lui tendit, au bout d’une perche, une éponge mouillée. Puis tout redevient comme auparavant…
JESUS ne vivait plus qu’à l’état de semi-conscience. Une fois encore, Lucifer s’approcha de Lui. JESUS prit peur et cria :
- PERE, pourquoi m’a Tu abandonné ?
Alors le malin disparut et JESUS vit d’innombrables légions d’aides lumineux. Il les reconnut, tous ceux qui l’avaient escorté jusque sur la Terre, et une joie bienheureuse L’envahit.
En un souffle, ses lèvres exhalèrent.
« TOUT EST ACCOMPLI ! »
Catégorie : Enseignements | article publié le : 29 avril 2019