COMMENT UTILISER LE KARMA POUR NOTRE EVOLUTION SPIRITUELLE - PARTIE 2
Prenons un exemple pour illustrer ce que cela veut dire : Une personne quelconque est souvent bloquée dans ses réalisations par la peur du jugement d’autrui. Elle fait tout pour se débarrasser de cette peur mais sans y parvenir. Pourtant, en d’autres circonstances, cette même personne pourrait se surprendre à juger à son tour, à condamner sévèrement, ne serait-ce qu’en pensées, une autre personne pour des actes ou des attitudes qui lui semblent méprisables. Ces pensées de mépris, au moment où elles sont émises, procurent à leur auteur un sentiment de supériorité par rapport à la personne méprisée. Le plaisir que l’initiateur de ces pensées en retire l’empêche de réaliser le mal que ces genres, d’attitude, sème autour de lui. Or, ces pensées, cette attitude, sont aussi des semailles. La récolte en sera qu’à un autre moment, cet individu subira sur lui-même l’effet de ce même genre de pensées. Il suffira dans ce cas de la peur ou de l’impression d’être jugé sévèrement ou méprisé par les autres. S’il veut réussir à surmonter sa peur du jugement d’autrui, il doit d’abord renoncer lui-même à cette tendance à juger les autres. En se montrant plus compréhensif, plus tolérant, plus accueillant à l’endroit d’autrui, il ressentira davantage à son tour la compréhension que les autres auront pour lui. Le mal qu’ils pourront alors penser de lui le fera de moins en moins souffrir et finira par le laisser indifférent. Il n’est pour lui qu’une façon de surmonter sa peur du jugement d’autrui : en cessant d’abord de juger les autres.
Lorsqu’il s’agit d’utiliser le karma qui nous atteint pour reconnaître et corriger les défauts que nous avons, ou encore pour raffermir certains aspects insuffisamment développés de notre personnalité, le travail devient plus difficile quand les récoltes nous atteignent sous forme d’événements extérieurs qu’en apparence nous n’avons pas provoqués, comme par exemple, les catastrophes naturelles –tremblements de terre, inondations), les pertes douloureuses, les accidents, les maladies, etc.
Ceux qui reconnaissent dans ces événements l’action de la loi de la réciprocité des effets se demanderont alors : ‘’Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour récolter ce qui m’arrive présentement ?’’ Cette question nous oblige à regarder dans le passé. Essayer de nous rappeler ce que nous avons pu faire, dire ou penser, pour récolter des fruits aussi amers, n’est pas chose facile ! Et si, en plus, la graine de cet événement a été semée dans une vie antérieure, ce sera alors peine perdue que d’essayer de se remémorer l’acte que nous avons bien pu commettre.
Evidemment, si les récoltes revenaient plus vite sur l’être humain il serait plus facile pour lui de voir le lien entre ses actes passés et les événements présents. Mais le fait que la récolte puisse prendre beaucoup de temps avant de revenir, est une conséquence de la chute de l’humanité terrestre et de son éloignement de la Lumière. Car, comme nous l’explique ABD-RU-SHIN :
« Dans les régions proches de la Lumière, le mouvement doit être beaucoup plus rapide que dans les régions qui en sont éloignées. »
Le cycle que doivent parcourir nos semailles avant de nous atteindre sous forme de récolte, voit donc lui aussi son mouvement se ralentir, ce qui complique la tâche de celui qui veut reconnaitre ses erreurs.
Malgré cela, il existe encore un moyen qui permet à chacun de nous d’utiliser le karma qui l’atteint pour reconnaître ce qu’il lui faut changer et améliorer personnellement. En effet, dans le Message du Graal, nous apprenons qu’une mauvaise récolte peut nous atteindre et nous blesser douloureusement dans la mesure où nous portons encore en nous aujourd’hui la tendance, le penchant, le défaut qui a fait naître cet événement dans le passé. Ce défaut peut, soit s’exprimer de façon visible ou encore rester caché si les circonstances de la vie sont favorables. Mais, même s’il reste caché, il est là malgré tout et il suffit que les choses se mettent à ‘’tourner mal’’ pour qu’il ressorte à nouveau. Le seul fait de porter encore ce défaut en nous – sans même qu’il se manifeste par des actes visibles – est suffisant pour attirer sur nous des récoltes douloureuses.
Mais si ce défaut est suffisamment corrigé au point que, même dans nos pensées, il ne se fasse plus sentir, si une qualité correspondante a pris sa place, lorsque les mauvaises récoltes arriveront, au lieu de nous accabler douloureusement, elles nous apporteront simplement des occasions d’accomplir de bonnes actions, et de montrer par là notre bon vouloir sincère d’aider les autres.
Grâce à ces connaissances, nous pouvons à présent déduire que si nous sommes frappés durement par un événement quelconque, c’est que le défaut qui a jeté la semence de ce mauvais karma n’a pas encore été effacé en nous. Il se trouve donc encore là au moment où la récolte arrive. Il ne reste plus qu’à en découvrir la nature.
Mais, pour ce faire, il faudra, non pas nous attarder sur l’apparence extérieure des événements qui nous atteignent, mais au contraire sur les expériences profondes que ces événements nous font vivre. Car un même événement peut amener des expériences différentes à différentes personnes et, par conséquent, des récoltes différentes pour chacune d’entre elles.
Catégorie : Enseignements | article publié le : 17 juin 2021