Parole de l'ère du Verseau
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Bonjour Messieurs et Dames nous vous souhaitons la bienvenue sur notre site web PAROLEDELEREDUVERSEAU.COM , vos suggestions et remarques sont les bienvenues.Ecrivez-nous au mail paroledelereduverseau@gmail.com pour nous soumettre vos questions, avis et considérations. « Si au cours des millénaires, les êtres humains ne s’étaient pas toujours comportés comme ils le font encore actuellement, s’ils n’avaient pas sans cesse déformé tout ce qui était destiné à les secourir, pour l’adapter à leurs conceptions humaines et à leurs désirs terrestres, il n’y aurait ici-bas, sur Terre, qu’un seul et unique enseignement issu de la Volonté de DIEU. Jamais autant de confessions de genres différents n’auraient pu s’imposer. Tous les enseignements parvenus sur Terre jusqu’à présent ne formeraient, une fois réunis, qu’une échelle menant au piédestal que doit occuper la VÉRITÉ, comme de multiples prophéties l’ont souvent annoncé aux humains. Il n’y aurait aucune divergence dans les interprétations, et encore moins dans ces enseignements eux-mêmes ! Car tous les enseignements furent jadis voulus par DIEU ; ils étaient exactement adaptés aux différents peuples et aux différents pays, et entièrement élaborés en fonction de leur maturité d’esprit et de leur réceptivité du moment. … Chacun de ceux qui apportèrent un enseignement fut un précurseur pour la Parole de Vérité elle-même. »

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LE MARIAGE


25. Le Mariage

«Les mariages sont conclus dans le ciel!» Cette phrase est souvent clamée avec rage et amertume par des êtres humains mariés. Mais elle est aussi employée hypocritement par ceux-là mêmes qui sont les plus éloignés du ciel. La conséquence naturelle au sujet de cette maxime est que l’on ne fait que hausser les épaules, sourire, ironiser, ou même railler.

En regard de tous les mariages qu’un être humain peut observer au cours des années dans son entourage proche ou éloigné, ceci devient compréhensible. Les railleurs ont raison. Toutefois, il serait mieux de se moquer non pas de cette maxime, mais plutôt des mariages eux-mêmes. Ce sont eux en effet qui, dans la plupart des cas, méritent non seulement moquerie et sarcasme, mais même le mépris.

Les mariages, tels qu’ils sont aujourd’hui et tels qu’ils ont été depuis des siècles, font honte à la vérité de cette maxime et ne permettent à personne d’y croire. Sauf pour de très rares exceptions, ils sont un état profondément immoral auquel l’on ne saurait trop rapidement mettre fin pour préserver de cette honte les milliers d’êtres humains qui s’y abandonnent aveuglément en conformité avec les coutumes de l’époque actuelle. Ils s’imaginent qu’il ne peut en être autrement, puisque c’est l’habitude. À ceci s’ajoute le fait que précisément à l’époque actuelle, tout est préparé jusqu’à l’impudeur pour troubler et étouffer toute intuition plus pure. Aucun être humain ne pense, en respectant ce qui est corporel, à faire de la personnalité ce qu’elle devrait être, ce qu’elle peut être et ce qu’il faut qu’elle soit.

Tout comme l’âme, le corps est quelque chose de précieux, doit être considéré comme intangible et ne pas faire l’objet d’exhibitions excitantes. Il doit être quelque chose d’élevé, de sacré! Et c’est pourquoi sur Terre, le corps ne peut sous aucun rapport se laisser séparer de l’âme. S’ils doivent représenter une valeur, les deux sont à être considérés simultanément comme un sanctuaire, comme dignes de respect et de protection. Sinon, le corps devient vite une défroque dont on se souille et qui mérite d’être mis au rebut en attendant d’appartenir, pour pas cher, au premier brocanteur venu. Il y a aujourd’hui sur la Terre une foule de ces brocanteurs et trafiquants, et ils trouvent des quantités incroyables de ces guenilles. Chaque pas leur apporte de nouveaux tas qui les attendent. Et de tels trafiquants et brocanteurs rôdent effectivement par bandes compactes. Ils sont les envoyés et les instruments des ténèbres qui, avidement, attirent violemment à eux ces proies bon marché; ils les ramèneront triomphalement dans les profondeurs de leur royaume ténébreux jusqu’à ce que la noirceur se referme sur elles et qu’elles ne puissent plus jamais retrouver le chemin vers la Lumière. Il n’est donc pas étonnant que tout le monde éclate de rire aussitôt que quelqu’un affirme sérieusement que les mariages sont conclus au ciel!

Le mariage civil n’est rien d’autre qu’un banal acte administratif. Ceux qui se lient ainsi ne se proposent pas d’entreprendre en commun une œuvre qui élèverait leur valeur intérieure et extérieure, les ferait aspirer en commun à des buts élevés et, par conséquent, apporterait la bénédiction sur eux-mêmes, sur l’humanité ainsi que sur toute la Création. Au contraire, le mariage n’est pour eux qu’un simple contrat par lequel ils s’assurent bilatéralement une garantie sur le plan économique, afin de pouvoir s’abandonner physiquement l’un à l’autre sans scrupules financiers. Où est là-dedans le caractère sacré du corps qui doit être apporté par chacune des parties et qui doit être préservé dans un mariage? Il n’en est nullement fait allusion.

La femme prend là une attitude si indigne que l’on devrait se détourner d’elle. Dans quatre-vingts pour cent des cas, elle se transforme en objet ou se vend simplement au service de l’homme qui ne cherche pas en elle une compagne qui soit son égale, mais lui demande d’être, outre un objet de parade et de curiosité, une ménagère économe et docile qui lui rend son foyer confortable et avec laquelle il peut, sous le couvert d’une fausse honorabilité, satisfaire tous ses désirs sans être dérangé.

Bien souvent, c’est pour des niaiseries que les jeunes filles quittent le foyer paternel pour contracter un mariage. Parfois, elles sont lasses du foyer familial et aspirent à un cercle d’activité où elles puissent décider elles-mêmes. D’autres s’imaginent que ce doit être charmant de jouer à la jeune femme, ou bien espèrent une vie plus animée. Peut-être croient-elles aussi parvenir ainsi à de meilleures conditions matérielles. Il y a même des cas où des jeunes filles contractent un mariage par entêtement et orgueil afin de contrarier quelqu’un d’autre. Parfois aussi des impulsions purement corporelles fournissent l’occasion pour la conclusion d’un mariage. Que ce soit par de mauvais sujets de lecture, par de fausses conversations ou par le jeu, ces instincts furent éveillés et artificiellement cultivés.

C’est rarement l’amour véritablement psychique qui les entraîne à franchir la plus sérieuse de toutes les démarches de la vie terrestre. Avec le soutien fidèle de nombreux parents, les jeunes filles prétendument réputées «trop avisées» pour se laisser conduire par leur pure intuition, se précipitent tout droit vers le malheur. Celles-là reçoivent déjà en partie le salaire de leur superficialité dans le mariage même. Mais en partie seulement! L’amère expérience vécue qu’amène la fonction de réciprocité comme conséquence de telles fausses unions ne vient que beaucoup plus tard; car le mal principal réside ici dans la négligence qui fut ainsi étourdiment commise en regard d’une possibilité de progrès. Une vie terrestre de ce genre représente une perte sèche pour le véritable but de l’existence personnelle. Elle apporte même une lourde régression qu’il faudra péniblement rattraper.

Quelle différence lorsqu’un mariage est conclu sur une base juste et se développe harmonieusement! Joyeusement, volontairement au service l’un de l’autre, les époux grandissent ensemble, s’élevant l’un l’autre vers l’ennoblissement spirituel, épaule contre épaule, considérant en souriant les peines terrestres. Le mariage devient alors pour tout l’être un profit résultant du bonheur. Et dans le bonheur réside un essor, non seulement pour les individus, mais pour l’humanité entière! Malheur donc aux parents qui, par persuasion, ruse ou contrainte, poussent leurs enfants à de faux mariages pour des motifs matériels. Le poids de leur responsabilité retombera sur eux plus lourdement que sur leurs enfants. Tôt ou tard, il les accablera de façon si brutale qu’ils souhaiteront n’avoir jamais eu de si «brillantes idées».

Quant au mariage religieux, par beaucoup il est considéré seulement comme la partie d’une fête purement terrestre. Les églises elles-mêmes, ou leurs représentants utilisent la parole: «Ce que Dieu a uni, l’être humain ne doit pas le séparer!» Pour les cultes religieux, par le sacrement du mariage, les deux contractants sont unis par Dieu Lui-même. D’autres, qui ont des idées dites «plus avancées», considèrent plutôt que les deux contractants d’un mariage sont unis devant Dieu. En tout cas, cette dernière interprétation a le mérite d’être plus sensée que la première.

Mais ce n’est pas une telle interprétation qui est voulue par ces mots. Ils veulent dire toute autre chose. À la base, s’impose le fait que les vrais mariages sont réellement conclus dans le ciel.

Si tous les faux concepts et fausses interprétations sont écartés de cette phrase, alors cesse aussitôt toute raison de rire, de moquerie ou de raillerie; son sens repose alors devant nous dans son entière Gravité et son immuable Vérité. Mais la conséquence naturelle en est alors aussi la reconnaissance que les vrais mariages sont tout autrement conçus et voulus que ne le sont les mariages actuels; ce qui veut dire qu’un mariage devrait être contracté dans de tout autres conditions, avec des conceptions et des convictions toutes différentes et uniquement avec des intentions parfaitement pures.

La phrase: «Les mariages sont conclus au ciel.» démontre en premier lieu que dès son entrée dans la vie terrestre, chaque être humain apporte avec lui des facultés déterminées dont le développement harmonieux ne peut s’effectuer que si l’autre partie a les qualités correspondantes. Ces facultés assorties ne sont cependant pas celles qui leur sont semblables, mais celles qui au contraire, les complètent et qui, par cette adjonction, leur confèrent leur pleine valeur. Dans cette pleine valeur, toutes les cordes résonnent en un harmonieux accord. Si, grâce à l’autre, la valeur d’une des parties est rendue pleinement valable, alors l’autre partie qui la complète acquiert également sa pleine valeur. Dans leur union, c’est-à-dire dans leur vie et leur activité en commun, raisonnera un accord harmonieux. Tel est le mariage qui est conclu dans le ciel.

Mais cela ne veut pas dire que pour l’harmonie d’un mariage, il y a seulement une personne spécialement destinée à chacun. La plupart du temps, il en existe plusieurs qui portent en eux le complément de l’autre partie. On n’a donc pas besoin de cheminer sur Terre pendant des décennies pour trouver cette deuxième partie complémentaire avec laquelle doit résonner l’accord parfait. Il s’agit seulement d’utiliser pour cela tout le sérieux nécessaire, de garder les yeux, les oreilles et le cœur ouverts et, avant tout, de renoncer aux exigences présentées jusqu’ici comme condition préalable à un mariage. C’est précisément ce qui a cours aujourd’hui qui ne doit pas exister. Un travail en commun et des buts élevés sont requis pour un mariage sain, et cela de façon aussi indispensable que le sont le mouvement et l’air frais pour un corps sain. Celui qui compte sur la commodité et l’absence de soucis pour édifier la vie commune, celui-là récoltera en définitive l’anémie avec toutes ses manifestations secondaires. C’est pourquoi, cherchez enfin à contracter des mariages qui soient conclus dans le ciel. C’est alors que vous trouverez le bonheur!

Avoir un mariage «conclu dans le ciel», signifie être déjà destiné l’un à l’autre avant ou avec l’entrée dans l’existence terrestre. Mais la prédestination ne comporte que les qualités innées avec lesquelles les deux époux se complètent mutuellement. Ceux-là sont, de ce fait, prédestinés l’un à l’autre.

Par «être prédestinés l’un pour l’autre» on peut tout aussi bien dire «être fait l’un pour l’autre», «se convenir l’un à l’autre» ou «se compléter réellement». C’est là que repose la prédestination.

«Ce que Dieu a uni, l’être humain ne doit pas le séparer!» L’incompréhension de cette Parole du Christ a déjà causé bien des malheurs. Beaucoup se sont imaginés jusqu’ici par ces mots «Ce que Dieu a uni», qu’il s’agissait du sacrement du mariage. Mais, jusqu'à aujourd’hui, celui-ci n’a eu rien à voir avec le sens de ces mots. «Ce que Dieu a uni» signifie que le mariage est une alliance dans laquelle sont remplies les conditions nécessaires à une harmonie complète, par conséquent, une alliance qui est conclue dans le ciel. Qu’une autorité civile ou religieuse y accorde son consentement, n’y change absolument rien.

Évidemment, il faut aussi se soumettre à l’ordre établi par l’État. Qu’à l’occasion d’une telle union la célébration du mariage ait encore lieu selon un culte religieux en particulier et dans le recueillement, il est tout naturel que cette union reçoive une consécration encore plus grande du fait de l’état d’âme des conjoints, et c’est ce qui apporte la vraie et forte bénédiction spirituelle sur le couple. Un tel mariage est alors effectivement uni par Dieu et devant Dieu et conclu aussi dans le ciel.

Ensuite vient l’avertissement: «... l’être humain ne doit pas le séparer!» Jusqu’à quel point n’a-t-on pas rabaissé le sens élevé de ces paroles! Pourtant la vérité se fait jour de façon si nette! Si une union a été conclue dans le ciel, c’est-à-dire si deux êtres se complètent si bien qu’il en résulte un accord parfaitement harmonieux, personne ne doit essayer de provoquer une séparation. Que ce soit pour susciter une mésentente, rendre une union impossible ou provoquer une séparation, une telle entreprise est péché. En vertu de la fonction d’échange, le tort ainsi causé s’attache à son auteur parce que deux êtres humains sont frappés en même temps, et avec eux aussi, la bénédiction que leur bonheur aurait répandue à travers le monde de matière dense et de matière fine. Il y a dans ces paroles une vérité simple et facile à comprendre. L’avertissement s’applique seulement aux unions conclues dans le ciel du fait des conditions déjà mentionnées, ce par quoi elles trouvent leur activation au moyen des particularités animiques innées qui se complètent réciproquement.

Personne ne doit intervenir dans de telles unions, pas même les parents! Il ne viendra jamais à l’idée des deux participants eux-mêmes de souhaiter une séparation. Du fait de leurs caractéristiques animiques communes, la divine harmonie existant fondamentalement entre eux ne permet même pas à une telle pensée de surgir. Le bonheur et la durée de l’union sont ainsi garantis d’avance. Si une demande de divorce était intentée par l’un des conjoints, cela apporterait la meilleure preuve qu’il n’y avait pas au départ d’harmonie à la base du mariage et donc qu’il n’avait pas été conclu dans le ciel. Dans un tel cas, le mariage devrait être absolument dissous pour élever les époux à la conscience de leur propre moralité au lieu de continuer à vivre dans un état aussi malsain. Ce sont de telles fausses unions qui, aujourd’hui, constituent la grande majorité des mariages. Ce mauvais état de fait résulte de la régression morale de l’humanité ainsi que de l’adoration prédominante de l’intellect.

L’interdiction de ne pas séparer ce que Dieu a uni s’applique non seulement au mariage, mais aussi au rapprochement antérieur des deux âmes qui, du fait de leurs caractéristiques complémentaires, ne peuvent que développer l’harmonie et sont donc destinées l’une à l’autre. Si une telle alliance est conclue et qu’un tiers essaie de s’y immiscer par la calomnie ou d’autres moyens semblables, alors cette intention est déjà l’adultère consommé!

Le sens des mots: «Ce que Dieu a uni, l’être humain ne doit pas le séparer!» est si simple et si clair qu’il est difficile de comprendre comment a pu surgir une interprétation erronée. Ceci ne fut possible qu’à cause de la fausse séparation du monde spirituel d’avec le monde terrestre, ce par quoi une interprétation intellectuelle bornée parvint finalement à se faire valoir, laquelle interprétation n’a encore jamais produit de valeur réelle.

C’est à partir du monde spirituel que ces mots furent donnés et c’est donc uniquement dans le spirituel qu’ils peuvent trouver leur véritable explication!

Message du Graal de Abdrushin

Catégorie : Connaissances | article publié le : 29 septembre 2020

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Contrairement à ce que pense la majorité d'entre-nous, le Graal n'est pas cette coupe qui a servi à la Sainte Cène donnée par Jésus-Christ à Ses Disciples lors du dernier repas, ni le calice qui aurait servi à recueillir Son sang versé sur la croix à Golgotha.Mais le Graal a toujours existé de toute eternité, indépendament de cet événement et ne s'est jamais trouvé sur Terre. Le Graal n'est pas un objet terrestre. Le Graal existe réellement dans des lointains inaccessibles aux esprits humains dans le Temple de Dieu au Sommet de la Création. Simplement exprimé, le Graal est cette coupe (Arche de l'alliance entre Dieu et la Création) qui se trouve dans le Temple du Très-Haut au sommet de la Création, dans laquelle la Force Divine Originelle se déverse pour être adapté à la réceptivité des créatures qui en ont un bésoin vitale.
Le Message du Graal est la Parole de Dieu venue du Temple de Dieu se trouvant au sommet de la Création, et adapté au niveau de la maturité de l'humanité en cette période du Jugement Dernier ou fin des temps. Le Message du Graal est donc la dernière bouée de sauvetage pour rentrer au Paradis. 
Le Message du Graal n'est ni l'un ni l'autre. Le Message du Graal est la Parole de Dieu authentique, la Vérité Inaltérée, donnée individuellement à chaque être humain pour son ascension spirituelle.
  Abd-ru-shin, auteur de l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité », avait pour nom civil Oskar Ernst Bernhardt. Il est né le 18 avril 1875 à Bischofswerda (près de Dresde), en Allemagne. Le nom Abd-ru-shin sous lequel il a écrit les conférences de son « Message du Graal » signifie « Serviteur de la Lumière ». En 1928, Oskar Ernst Bernhardt s’établit en Autriche où il demeure jusqu’à ce que le parti national-socialiste s’approprie ses biens et interdise son œuvre « Dans la Lumière de la Vérité ». Empêché de travailler, Abd-ru-shin décède le 6 décembre 1941 à Kipsdorf, dans les monts Métallifères, après avoir été forcé de passer les dernières années de sa vie sous la surveillance de la Gestapo. Son enfance, qu’il passe à Bischofswerda, est heureuse. Après sa scolarité, il fait une formation commerciale et un apprentissage qu’il termine à Dresde.   Oskar Ernst Bernhardt voyage beaucoup en raison de son activité professionnelle indépendante dans le commerce et, plus tard, en tant qu’associé dans une grande entreprise d’import-export. Les expériences et les impressions recueillies au cours de ses voyages le poussent à abandonner ses activités commerciales pour se consacrer à l’écriture. Il rédige des nouvelles, des romans et des récits de voyage, mais c’est en tant que dramaturge qu’il a un succès remarquable. Après un séjour prolongé à New York (1912-1913), il fait un voyage d’études en Angleterre, plus précisément à Londres. C’est là qu’après le déclenchement de la première guerre mondiale, Oskar Ernst Bernhardt, qui a maintenant quarante ans, est fait prisonnier dans un camp d’internement britannique sur l’Île de Man entre 1915 et 1919. Au cours de ces quatre ans d’emprisonnement, il est témoin de la détresse intérieure des êtres humains qui ne parviennent plus à se libérer de la confusion due à l’effondrement des anciens systèmes de valeurs. Le désir s’éveille alors en lui de venir en aide, grâce à son savoir sur les rapports transcendants qui ont une incidence décisive sur la vie humaine. C’est ainsi qu’en 1923, Oskar Ernst Bernhardt, sous le nom de plume de Abd-ru-shin, commence à publier des conférences portant sur les enjeux essentiels de la vie. La désignation « Abd-ru-shin » exprime la mission dont il a pris conscience et qu’il incarne, qui consiste à servir la Lumière. Elle évoque aussi sa première vie terrestre à l’époque de Moïse, existence qui devait le préparer à être le médiateur du « Message du Graal ». Le principe de la réincarnation est en effet central dans l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité ». En 1928, Abd-ru-shin s’établit sur le Vomperberg, près d’Innsbruck, au Tyrol, où il termine la rédaction des conférences de son « Message du Graal ». Toutefois, lorsqu’en 1938 l’Autriche devient « allemande », le régime nazi interdit la diffusion du « Message du Graal ». Abd-ru-shin est arrêté et dépossédé de ses biens sur le Vomperberg. Après six mois de souffrance en détention à Innsbruck, il est forcé de quitter l’Autriche qui est sous occupation allemande. Il finit par trouver un hébergement à Kipsdorf, dans les monts Métallifères. Il a interdiction de s’engager publiquement pour ses convictions et de recevoir des visites. Il est sous la surveillance et le contrôle constants de la Gestapo. Il emploie toutefois ces années d’exil à remanier le « Message du Graal » pour aboutir à « l’édition de dernière main » qu’il détermine comme l’unique édition censée être diffusée. L’exil et l’isolement ont toutefois des conséquences : Oskar Ernst Bernhardt décède le 6 décembre 1941 à Kipsdorf ; il n’a alors que 66 ans.