Parole de l'ère du Verseau
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Bonjour Messieurs et Dames nous vous souhaitons la bienvenue sur notre site web PAROLEDELEREDUVERSEAU.COM , vos suggestions et remarques sont les bienvenues.Ecrivez-nous au mail paroledelereduverseau@gmail.com pour nous soumettre vos questions, avis et considérations. « Si au cours des millénaires, les êtres humains ne s’étaient pas toujours comportés comme ils le font encore actuellement, s’ils n’avaient pas sans cesse déformé tout ce qui était destiné à les secourir, pour l’adapter à leurs conceptions humaines et à leurs désirs terrestres, il n’y aurait ici-bas, sur Terre, qu’un seul et unique enseignement issu de la Volonté de DIEU. Jamais autant de confessions de genres différents n’auraient pu s’imposer. Tous les enseignements parvenus sur Terre jusqu’à présent ne formeraient, une fois réunis, qu’une échelle menant au piédestal que doit occuper la VÉRITÉ, comme de multiples prophéties l’ont souvent annoncé aux humains. Il n’y aurait aucune divergence dans les interprétations, et encore moins dans ces enseignements eux-mêmes ! Car tous les enseignements furent jadis voulus par DIEU ; ils étaient exactement adaptés aux différents peuples et aux différents pays, et entièrement élaborés en fonction de leur maturité d’esprit et de leur réceptivité du moment. … Chacun de ceux qui apportèrent un enseignement fut un précurseur pour la Parole de Vérité elle-même. »

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MORALITÉ


23. Moralité

Une sombre nuée d’orage s’étend au-dessus de l’humanité. L’atmosphère est étouffante. Paresseuse, la faculté d’intuition de l’individu travaille sous une pression accablante. Seuls les nerfs sont extrêmement tendus, ces nerfs qui agissent sur la vie sensitive et instinctuelle des corps artificiellement aiguillonnés par l’erreur d’une fausse éducation, par une attitude fausse et dans la duperie de soi-même. L’être humain d’aujourd’hui n’est pas normal sous ce rapport, mais il porte en lui un instinct sexuel maladif accru jusqu’à être décuplé et auquel il cherche à édifier un culte en des centaines de formes et de manières; culte qui doit devenir la ruine de l’humanité entière.

À cela, le temps ajoute aussi son action contagieuse qui se propage comme un souffle pestilentiel sur ceux qui cherchent encore à se cramponner convulsivement à un idéal qui est présent devant leurs yeux, dans le secret de leur semi-conscience. Ils tendent bien leurs bras vers cet idéal en aspirant, mais, en soupirant, ils les laissent bientôt retomber sans espoir, désespérés, lorsque leur regard se dirige sur leur entourage. En une accablante impuissance, avec horreur, ils voient avec quelle vitesse formidable se trouble la vision nette de la moralité et de l’immoralité, comment la faculté de jugement se perd et comment la capacité de compréhension se transforme, si bien que beaucoup de choses qui, peu auparavant, auraient déclenché le dégoût et le mépris sont acceptées très rapidement comme tout à fait naturelles, et ne suscitent même plus l’étonnement. Mais la coupe est bientôt remplie jusqu’au bord. Le réveil sera terrible!

Dès à présent, arrive parfois sur ces masses fouettées par leurs sens comme un soudain et craintif besoin de baisser la tête, de façon tout à fait mécanique, et inconsciemment. L’incertitude saisit un instant bien des cœurs; mais cela n’arrive pas jusqu’à l’éveil, jusqu’à la claire intuition de leur conduite indigne. De plus, un zèle redoublé se met alors en place pour secouer de telles «faiblesses» ou de telles «dernières attaches» à des opinions surannées, ou même encore plus; pour les étouffer. C’est le progrès à tout prix qui doit exister ici. Mais l’on peut progresser de deux côtés. Vers le haut ou vers le bas. C’est selon ce que l’on choisit. Et tel qu’il en est actuellement, c’est vers le bas que l’on progresse avec une inquiétante rapidité. Et lorsque sonnera l’heure où ces masses buteront sur une forte résistance, le choc doit fracasser tous ceux qui foncent vers le bas.

Dans cette étouffante atmosphère, les nuées d’orage se condensent, toujours plus compactes et plus funestes. À tout instant, maintenant, il est possible d’attendre le premier éclair qui déchire et illumine l’obscurité et dont la flamme éclairera ce qu’il y a de plus caché, avec une rigueur impitoyable qui porte en elle la libération pour ceux qui aspirent à la Lumière et à la clarté, mais qui apporte la perdition à ceux qui n’ont pas de désir envers la Lumière. Plus ce nuage dispose de temps pour se condenser dans l’obscurité et la pesanteur, plus éblouissant et plus effroyable sera aussi l’éclair qu’il enfantera. L’ambiance molle et engourdissante qui, dans les replis de sa paresse, dissimule la sournoise concupiscence sera dissipée, car au premier éclair succédera aussi naturellement, un courant d’air frais et âpre, qui apportera une nouvelle vie. Soudain, dans la froide clarté de la Lumière, toutes les productions de l’imagination ténébreuse, dépouillées de leurs mensonges hypocrites, se tiendront devant les regards de l’humanité épouvantée. Pareil à l’ébranlement d’un formidable coup de tonnerre, le réveil agira dans les âmes, de sorte que l’Eau de la Source vive de la Vérité inaltérée puisse se déverser en grondant sur le terrain ainsi ameubli. Le jour de la liberté se lève. C’est la libération de l’emprise d’une immoralité existant depuis des milliers d’années et qui s’épanouit à présent, dans sa plus haute floraison.

Regardez autour de vous! Considérez les lectures, les danses, l’habillement! Plus que jamais, l’époque actuelle s’est efforcée, par le renversement de toutes les barrières entre les deux sexes, de troubler méthodiquement la pureté de l’intuition, de la déformer et de lui poser des masques induisant en erreur, et si possible, enfin, d’étouffer complètement cette pure intuition. Les êtres humains endorment leurs scrupules avec de grands discours, discours qui, examinés de près, n’émanent que de l’instinct sexuel frémissant à l’intérieur, afin de toujours donner une nouvelle nourriture à la convoitise, sous d’innombrables formes, adroitement ou maladroitement, de manière hypocrite ou ouvertement.

Ils parlent d’un prélude pour une humanité libre et indépendante, du développement du raffermissement intérieur, de la culture des corps et de la beauté de la nudité, de la noblesse du sport, de l’éducation destinée à rendre vivante la parole: «Au pur, tout est pur!», bref: l’élévation du genre humain par la mise au rebut de toute «pruderie», afin de créer ainsi l’être humain noble et libre, qui doit porter l’avenir! Malheur à celui qui ose dire quelque chose contre! Au milieu des hurlements, un tel téméraire est aussitôt assommé sous la profusion d’affirmations dans lesquelles il sera allégué que seules des pensées impures peuvent le pousser à «y trouver à redire»!

C’est un tourbillon furieux d’eaux putrides à partir duquel se propage une atmosphère engourdissantes et empoisonnante et qui, pareille à une ivresse due à la morphine, déclenche des illusions troublant les sens, dans lesquelles des milliers et des milliers d’êtres humains se laissent constamment glisser, jusqu’à ce que, affaiblis, ils y sombrent. Le frère cherche à instruire la sœur, les enfants, leurs parents. Comme un raz de marée, la vague passe au-dessus de tous les êtres humains et une tempête folle se déchaîne sur les récifs où quelques êtres humains réfléchis, saisis de dégoût, se tiennent encore solitaires comme des rocs dans la mer. Beaucoup de ceux dont la propre force menace de s’épuiser dans ce déchaînement se cramponnent à ces humains réfléchis. On voit avec joie ces petits groupes, qui se tiennent, pareils à des oasis, dans le désert. De même que ces oasis, ils invitent le voyageur qui luttait péniblement contre les souffles meurtriers du simoun (vent chaud) à se rafraîchir, à s’y reposer et à se délasser.

Ce que, aujourd’hui, sous tous les jolis prétextes, l’on prêche en faveur du progrès, n’est rien d’autre qu’un encouragement voilé à une grande impudicité, à un empoisonnement de tout ce qu’il y a d’élevé, dans toutes les intuitions de l’être humain. La plus grande épidémie qui n’ait jamais atteint l’humanité. Et chose singulière: c’est comme si beaucoup avaient seulement attendu qu’il leur soit donné un prétexte crédible pour s’abaisser eux-mêmes jusqu’au niveau des animaux. Pour d’innombrables êtres humains, c’est fort bienvenu!

Cependant, celui qui connaît les Lois spirituelles qui agissent dans l’univers, celui-là, avec dégoût, se détournera des aspirations actuelles. Ne considérons que l’un des plaisirs les plus «inoffensifs»: les bains mixtes. «Au pur, tout est pur!» Cela sonne si bien que sous la protection de cette résonance harmonieuse l’on peut se permettre bien des choses. Mais, considérons ce que sont les faits les plus simples de matière fine dans un bain de ce genre. Admettons qu’il y ait là trente personnes de sexe différent et que, parmi elles, vingt-neuf soient réellement pures sous tous rapports. Une supposition qui, d’emblée, est totalement à exclure: car l’inverse serait plus juste, même si c’est encore rare. Mais admettons. L’un d’entre eux, le trentième, excité par le désir, a des pensées impures, bien qu’il se comporte, extérieurement, peut-être, de façon parfaitement irréprochable. Ces pensées prennent corps aussitôt dans la matière fine en de vivantes formes-pensées, et ces pensées se dirigent vers la personne regardée et adhèrent à celle-ci. C’est une souillure, peu importe que cela en arrive ou non jusqu’à des paroles ou à des actes! La personne concernée, ainsi touchée, emportera cette souillure avec elle et cela suffit pour attirer des formes-pensées similaires qui errent aux alentours. De ce fait, celles-ci se condensent de plus en plus autour d’elle et finalement peuvent agir sur elle en la troublant et en l’empoisonnant, tout comme une plante parasite fait souvent dépérir l’arbre le plus sain. Tels sont les événements de matière fine lors des supposés «innocents» bains mixtes, ainsi que lors des jeux de société, des danses ou autres choses prétendues «anodines».

Maintenant, dans chaque cas, il doit être considéré que vont précisément dans ces bains et à ces plaisirs, tous ceux qui, intentionnellement, cherchent quelque chose, pour stimuler, par un tel spectacle, leurs pensées et leurs sensations. Quelle saleté est donc ainsi cultivée, sans qu’extérieurement dans la matière dense rien ne puisse être remarqué. Cela n’est pas difficile à expliquer. De même, il est évident que cette nuée de formes-pensées sensuelles, se multipliant et se condensant constamment, doit peu à peu, influer sur d’innombrables êtres humains qui, d’eux-mêmes, ne chercheraient pas de telles choses. En ces humains surgissent des pensées similaires, d’abord faibles, puis plus fortes et plus vivantes, pensées qui sont constamment alimentées par le genre actuel des prétendus «progrès» réalisés dans leur entourage, et ainsi, l’un après l’autre, ils glissent avec les autres, dans le fleuve visqueux et sombre, en lequel la capacité de concevoir la pureté et la moralité véritables s’obscurcit toujours davantage, et, pour finir, entraîne tout dans la profondeur de l’obscurité la plus totale.

Ces occasions et ces incitations à de telles aberrations doivent, en premier lieu, être supprimées! Ce ne sont rien d’autre que des foyers d’incubation, dans lesquels la vermine pestilentielle d’êtres humains immoraux peut lancer ses pensées, lesquelles, ensuite en proliférant, se précipitent et se déversent, dévastatrices, sur l’humanité entière, créant toujours de nouveaux lieux d’incubation, lesquels, en définitive, ne forment plus qu’un gigantesque champ de plantes écœurantes, dont émane un souffle empoisonné, qui étouffe aussi avec lui ce qui est bon.

Arrachez-vous à ce vertige, qui pareil à un narcotique, vous donne l’illusion d’être un fortifiant, mais en réalité, agit en vous affaiblissant et en vous apportant la perdition. Il est naturel, quoique affligeant, que ce soit précisément le sexe féminin qui en premier lieu, ait dépassé toute mesure, et qui, dans son habillement, ait sombré, sans scrupules, jusqu’au niveau de la prostituée. Mais cela ne fait que prouver la justesse de l’explication donnée au sujet des processus dans la matière fine. C’est précisément la femme, qui dans sa naturelle et plus intense faculté d’intuition, accueille d’abord et plus profondément, ce poison du monde empesté des formes-pensées de matière fine, de façon tout à fait inconsciente d’elle-même. Elle est davantage abandonnée à ces dangers et pour cette raison, elle est aussi la première à être entraînée et c’est avec une vitesse stupéfiante qu’elle dépasse toute limite. Ce n’est pas pour rien qu’il est dit: «Lorsqu’une femme devient mauvaise, alors elle est pire qu’un homme!» La même chose vaut dans chaque genre, que ce soit dans la cruauté, dans la haine ou dans l’amour! La façon d’agir de la femme sera toujours le résultat du monde de matière fine qui l’entoure! Naturellement, il y a des exceptions. Pour autant, elle n’est pas dégagée de sa responsabilité; car elle est capable d’observer les impressions qui l’assaillent et d’orienter son propre vouloir et son action en fonction de sa volonté, si... elle le veut! Que, de la part du plus grand nombre d’entre elles, ceci ne se produise malheureusement pas est une faute du sexe féminin, faute qui est uniquement à attribuer à son ignorance illimitée en toutes ces choses. Mais ce qui est grave, pour l’époque actuelle, c’est que la femme, en réalité, a aussi l’avenir du peuple dans sa main. Elle porte cet avenir, parce que son état d’âme est plus décisif pour la descendance que celui de l’homme. Quelle décadence doit donc fatalement nous apporter l’avenir! Inéluctablement! Ni les armes, ni l’argent et ni les découvertes ne pourront arrêter cette décadence. Pas plus par la bonté ou par une politique méthodique. Il faut là des moyens plus profondément incisifs qui doivent intervenir.

Mais ce n’est pas seulement la femme que cette monstrueuse culpabilité frappe. Elle ne sera jamais que le reflet fidèle de ce monde des formes-pensées qui s’étend au-dessus de son peuple. Cela, on ne doit pas l’oublier. Considérez et honorez la femme en tant que femme, et elle se modèlera en conséquence. Elle deviendra ce que vous voyez en elle, et ainsi vous élèverez votre peuple entier! Cependant, auparavant, il doit survenir un grand processus de transformation parmi les femmes. Comme elles sont à présent, une guérison ne peut résulter que d’une opération radicale, que d’une ablation violente et inexorable, qui éloigne d’un couteau tranchant, toute tumeur et la jette dans le feu, afin qu’elle ne contamine plus encore toutes les parties saines.

L’époque actuelle se hâte irrésistiblement, plus vite, de plus en plus vite, vers cette intervention indispensable à l’humanité entière et, pour finir, cette époque actuelle provoque elle-même cette opération! Ce sera douloureux, terrible, mais la guérison en sera la fin. Alors seulement, le temps sera venu de parler de moralité. Aujourd’hui, cela se perdrait comme des paroles prononcées dans la tempête. Toutefois, lorsque sera ensuite passée l’heure en laquelle la «Babel pécheresse» aura dû sombrer, parce que, corrompue, elle se sera effondrée sur elle-même, alors prêtez attention au sexe féminin! Ses faits et gestes vous montreront toujours comment vous êtes, parce que, dans sa plus fine faculté d’intuition, elle vit ce que les formes-pensées veulent.

Cette circonstance nous donne aussi la certitude que, dans le cas d’une pensée et d’un ressenti purs, rapidement la féminité s’élèvera, la première, vers ce modèle que nous considérons comme l’être humain de noblesse. Alors, la moralité dans tout l’éclat de sa pureté aura fait son entrée!

Message du Graal de Abdrushin

Catégorie : Connaissances | article publié le : 14 septembre 2020

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Contrairement à ce que pense la majorité d'entre-nous, le Graal n'est pas cette coupe qui a servi à la Sainte Cène donnée par Jésus-Christ à Ses Disciples lors du dernier repas, ni le calice qui aurait servi à recueillir Son sang versé sur la croix à Golgotha.Mais le Graal a toujours existé de toute eternité, indépendament de cet événement et ne s'est jamais trouvé sur Terre. Le Graal n'est pas un objet terrestre. Le Graal existe réellement dans des lointains inaccessibles aux esprits humains dans le Temple de Dieu au Sommet de la Création. Simplement exprimé, le Graal est cette coupe (Arche de l'alliance entre Dieu et la Création) qui se trouve dans le Temple du Très-Haut au sommet de la Création, dans laquelle la Force Divine Originelle se déverse pour être adapté à la réceptivité des créatures qui en ont un bésoin vitale.
Le Message du Graal est la Parole de Dieu venue du Temple de Dieu se trouvant au sommet de la Création, et adapté au niveau de la maturité de l'humanité en cette période du Jugement Dernier ou fin des temps. Le Message du Graal est donc la dernière bouée de sauvetage pour rentrer au Paradis. 
Le Message du Graal n'est ni l'un ni l'autre. Le Message du Graal est la Parole de Dieu authentique, la Vérité Inaltérée, donnée individuellement à chaque être humain pour son ascension spirituelle.
  Abd-ru-shin, auteur de l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité », avait pour nom civil Oskar Ernst Bernhardt. Il est né le 18 avril 1875 à Bischofswerda (près de Dresde), en Allemagne. Le nom Abd-ru-shin sous lequel il a écrit les conférences de son « Message du Graal » signifie « Serviteur de la Lumière ». En 1928, Oskar Ernst Bernhardt s’établit en Autriche où il demeure jusqu’à ce que le parti national-socialiste s’approprie ses biens et interdise son œuvre « Dans la Lumière de la Vérité ». Empêché de travailler, Abd-ru-shin décède le 6 décembre 1941 à Kipsdorf, dans les monts Métallifères, après avoir été forcé de passer les dernières années de sa vie sous la surveillance de la Gestapo. Son enfance, qu’il passe à Bischofswerda, est heureuse. Après sa scolarité, il fait une formation commerciale et un apprentissage qu’il termine à Dresde.   Oskar Ernst Bernhardt voyage beaucoup en raison de son activité professionnelle indépendante dans le commerce et, plus tard, en tant qu’associé dans une grande entreprise d’import-export. Les expériences et les impressions recueillies au cours de ses voyages le poussent à abandonner ses activités commerciales pour se consacrer à l’écriture. Il rédige des nouvelles, des romans et des récits de voyage, mais c’est en tant que dramaturge qu’il a un succès remarquable. Après un séjour prolongé à New York (1912-1913), il fait un voyage d’études en Angleterre, plus précisément à Londres. C’est là qu’après le déclenchement de la première guerre mondiale, Oskar Ernst Bernhardt, qui a maintenant quarante ans, est fait prisonnier dans un camp d’internement britannique sur l’Île de Man entre 1915 et 1919. Au cours de ces quatre ans d’emprisonnement, il est témoin de la détresse intérieure des êtres humains qui ne parviennent plus à se libérer de la confusion due à l’effondrement des anciens systèmes de valeurs. Le désir s’éveille alors en lui de venir en aide, grâce à son savoir sur les rapports transcendants qui ont une incidence décisive sur la vie humaine. C’est ainsi qu’en 1923, Oskar Ernst Bernhardt, sous le nom de plume de Abd-ru-shin, commence à publier des conférences portant sur les enjeux essentiels de la vie. La désignation « Abd-ru-shin » exprime la mission dont il a pris conscience et qu’il incarne, qui consiste à servir la Lumière. Elle évoque aussi sa première vie terrestre à l’époque de Moïse, existence qui devait le préparer à être le médiateur du « Message du Graal ». Le principe de la réincarnation est en effet central dans l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité ». En 1928, Abd-ru-shin s’établit sur le Vomperberg, près d’Innsbruck, au Tyrol, où il termine la rédaction des conférences de son « Message du Graal ». Toutefois, lorsqu’en 1938 l’Autriche devient « allemande », le régime nazi interdit la diffusion du « Message du Graal ». Abd-ru-shin est arrêté et dépossédé de ses biens sur le Vomperberg. Après six mois de souffrance en détention à Innsbruck, il est forcé de quitter l’Autriche qui est sous occupation allemande. Il finit par trouver un hébergement à Kipsdorf, dans les monts Métallifères. Il a interdiction de s’engager publiquement pour ses convictions et de recevoir des visites. Il est sous la surveillance et le contrôle constants de la Gestapo. Il emploie toutefois ces années d’exil à remanier le « Message du Graal » pour aboutir à « l’édition de dernière main » qu’il détermine comme l’unique édition censée être diffusée. L’exil et l’isolement ont toutefois des conséquences : Oskar Ernst Bernhardt décède le 6 décembre 1941 à Kipsdorf ; il n’a alors que 66 ans.